Dimanche 16 mars 2008

dyptique-atterissage-all-g-e-copie-1.jpg

Et oui! Mois de mars... les observations reprennent, contre vents zé marées... ça peut être décoiffant, déplumant... même pour les gabians!

Merci à mon cher Böltürük pour ce joli montage :-)

Par Gabiane - Publié dans : zarbireries
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Mardi 16 octobre 2007

Dan Sperber n’essaie pas de contredire Mary Douglas lorsqu’elle pose « tout système donné de classification ne peut qu’engendrer des anomalies »… en fait si, il n’y croit pas. Il considère que le mode taxinomique est psychologiquement impératif, et que dans ce cas, la classification n’engendre pas nécessairement d’anomalies, lesquelles n’apparaissent que lorsque l’ethnologue ne prend pas la peine de normaliser sa description… vilain l’ethnologue fainéant !

Il pose donc la question de ce que peut être la définition (sémantique et encyclopédique) d’une espèce, et finit par insister sur l’importance de distinguer norme et définition. Alors entre temps, dans sa démonstration, il se plaît à faire des petites blagues… heureusement, parce qu’il faut s’accrocher pour le suivre !

 

« D’autres traits n’appartiennent qu’à certaines espèces, non en vertu du sens du mot qui les désigne, mais en vertu de la définition encyclopédique de ces espèces.

Considérer :

[26] un chant de turbot

[27] une queue d’oursin

[28] un terrier de chat.

 

Ces expressions sont bizarres, non pour des raisons sémantiques, mais pour des raisons empiriques : les turbots ne chantent pas, les oursins n’ont pas de queue, les chats ne creusent pas de terrier, mais les mots « chant », « queue » et « terrier » ne sont pas réservés à telle ou telle espèce dans le dictionnaire.

Imaginer maintenant qu’un chat mal élevé (sans doute le même qui tout à lo’heure se plaignait de ne pas avoir de plumes) s’avise de creuser un terrier. Qu’est-ce alors qui le différencie d’un lièvre ? Ceci :

[29] Le chat creuse un terrier.

[30] Le lièvre creuse son terrier.

 

Tandis que [31] est bizarre :

[31] Le chat creuse son terrier.

 

Autrement dit, le lièvre fait un terrier par définition encyclopédique et c’est « son » terrier. Le chat, lui, fait son malin. » (Sperber, 1975 : 19)

Sperber, 1975, "Pourquoi les animaux parfaits, les hybrides et les monstres sont-ils bons à penser symboliquement?", L'Homme, XV (2), pp. 5-34

 

http://www.persee.fr/quickSearch.do;jsessionid=F9A5FFF6BD938C125D04668E126F1E9E.vesta

Par Gabiane - Publié dans : bazarouzarde
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Lundi 8 octobre 2007
Influence corse, basque, chti, tout c'que vous voulez... toujours est-il que les gabians, nos chers goélands marseillais, n'en perdent pas une!
De quelle catégorizations des poubelles sont-ils capables? Comment ségrèguent-ils?
Y'a qu'à voir...
Par Gabiane - Publié dans : zarbireries
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Lundi 24 septembre 2007
On lit beaucoup de choses en "sciences sociales". Pas que des bonnes. Des fois, on tombe sur des trucs comme ça  :

...blablabla... le rappeur débite ainsi son texte, qu'il soit ou non improvisé ne change rien au problème, avec une cadence proche des tics écholaliques de ces grands demeurés qui postillonnent à la face du monde leur mal-être ...blablabla... ...ce qui compte, ce n'est pas l'agencement, la forme, la rime, le contenu, mais la cadence, l'interjection, la rupture, le conflit ou l'agression... ...blablabla... ...avec les rappeurs, les gestes sont autant l'expression de tics gestuels que la traduction d'une parole écholalique qui se perd dans son propre écho... ...la voix résonne et raisonne à vide par manque de compréhension et par absence de repère... ...blablabla... ...il est dans la même situation que la grand schizophrène qui n'en finit plus de répéter toujours le même mot et par asphyxie finit par en oublier le sens... blablabla...

Et là, on se dit qu'il faudrait se fatiguer à commenter, reprendre, critiquer, débusquer les détails et les décrire les grandes lignes d'une énorme imposture intellectuelle. Et puis on a la flemme. Alors on écoute un peu de musique, parce que ça fait du bien.


Au moins j'aurais appris un nouveau mot.
Echolalie.
Trouble du langage qui consiste à répéter de manière systématique les derniers mots entendus.
Par Primath - Publié dans : zarivarien
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Mardi 18 septembre 2007
Y a pas à dire, elles ont bon dos les statistiques.

Glandouilleurs de pauvres

Le Parisien relève que la plupart des salariés constatent une dégradation de leur pouvoir d'achat. L'information méritait analyse, et c'est une directrice marketing d'agence d'intérim qui s'y colle : "Paradoxalement, ils ne comptent pas compenser cette perte par une augmentation des heures de travail, note Aline Crépin [...]. Ils ne sont pas attirés par les heures supplémentaires." Quel paradoxe en effet ! salariés glandouilleurs, qui refusent de travailler plus pour gagner la même chose...

Heureusement pour l'amie Crépin et "S.Ld", auteur de l'article, l'espoir est au bas de la pyramide des âges. "Le comportement des jeunes tranche avec celui de leurs aînés. Plus enclins à diversifier leur expérience, ils ne rechignent pas à passer davantage de temps au travail, conscients que leur avenir professionnel en dépend." Ouf. Il y a donc encore des salariés pour penser comme la directrice marketing et le journaliste (?) de service. La paradoxe est sauvé - et l'opportunité de prétexter de statistiques pour traiter les gens d'idiots frileux, inconscients, rechignants et monomaniaques bel et bien saisie.

Joyeuse morosité

Après cette belle démonstration papillonnant quelque part entre moralisme, ethnocentrisme, et plate propagande, une touche d'optimisme. De celles qui font dire que tout va bien, Madame la Marquise, lorsque la grange se croit un soir de Saint -Jean.

"En cette rentrée, plus du tiers des salariés jugent l'état du marché du travail satisfaisant. 34% estiment quela période est propice à la recherche d'un nouvel emploi. Ils étaient 29% l'an passé à porter le même avis. "Cet optimisme affiché s'explique principalement par la baisse du chômage et la dominution du nombre de demandeurs d'emploi à 1,9 million", assure Aline Crépin de Randstad."

Et elle fait bien d'assurer, l'amie Crépin.
Parce que ce qui se multiplient, ce ne sont pas les sorties de chômage, mais les radiations de la liste des demandeurs d'emploi, et les "chômeurs invisibles". Merci à la réforme Borloo-Larcher.

Ah ! au fait ! j'y pense... Et les 63% qui estiment la situation de l'emploi défavorable, et le marché du travail toumoche-pourri* ? Bah, on a qu'à les glisser sous le tapis.

Cette minute staticomique nous était offerte par le Parisien Economie (17/09/2007, p.4).

*ceci n'est pas une catégorie officielle du sondage exclusif de l'institut Trucmuche pour l'agence d'intérim Bidulchouette et le "Parisien économie".


Par Primath - Publié dans : Martabaf dans taggle
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Mercredi 5 septembre 2007

Zamours-de-Zozios.JPG

« Un petit pigeon, un gros goéland, s’aimaient d’amour tendre,

Mais comment s’y prendre, quand on est dans l’eau ?

Un petit pigeon, un gros goéland, s’aimaient d’amour tendre,

Mais comment s’y prendre, quand on est là-haut ? »

 

Ces deux là sont capables de boire ensemble, de faire la sieste côte à côte, et pourtant l’un peut manger l’autre…

 

Qui peut m’expliquer ça ?!

Serait-ce cela l’amour ?

:-/

Par Gabiane - Publié dans : zarbireries
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Samedi 1 septembre 2007

Z--tourno-copie-1.jpg

Paraît que l’éthologie peut éclairer les sciences humaines… ouh… je sens que je vais toucher un nerf sensible là…
Paraît que les zétournos sont les pigeons idéaux pour étudier le développement du langage… et de la politesse !

« Qui n’a jamais été confronté au brouhaha d’une colonie d’étourneaux ? Sous ses airs de cacophonie se cache pourtant un dialogue poli : chaque oiseau chante à intervalles réguliers laissant aux autres le temps de lui répondre : ‘’Nous avons mis en évidence un phénomène qui s’apparente aux tours de parole chez l’étourneau’’ explique Martine Hausberger […].

Les oiseaux chanteurs comme les étourneaux constituent en effet un modèle d’étude classique car, comme l’Homme, ils passent par une phase d’apprentissage vocal, par une période privilégiée pour apprendre, et disposent d’une plasticité développementale qui dépend du contexte auditif et social. […]

Au contact d’autres jeunes, le petit étourneau babille : ‘’c’est le pré chant’’. Au printemps suivant, au contact des adultes, il apprend un chant plus structuré. Par contre, si on isole deux juvéniles en chambre sourde, avec pour seul son celui d’un haut parleur diffusant le chant des congénères, ils apprennent un chant qui diffère de celui de l’espèce. ‘’Ils créent leur propre langage, comme s’ils n’entendaient pas le haut parleur’’. Alors qu’un individu seul dans les mêmes conditions écoute le haut-parleur et apprend le bon chant. Mais ce chant est de moindre qualité que celui d’un jeune au contact avec des adultes. […]

‘’L’intérêt de ce parallèle avec les animaux permet de faire émerger ce qui est général à différentes espèces de ce qui est propre à l’humain. On a longtemps cru que le langage dans toutes ses caractéristiques était le propre de l’Homme, mais avec ces nouvelles informations, on voit que la frontière se déplace. La côté animal, c’est-à-dire les bases biologiques et les processus physiologiques communs sont plus importants qu’on ne pensait ‘’ […] » 
(Sciences ouest n°233, juin 2006)

http://www.espace-sciences.org/jsp/fiche_article.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=1155200339298&LANGUE=0&RH=MAGAZINE

 

Dis, amie des Zétournos, font-ils des jeux de mots ?

 

Par Gabiane - Publié dans : bazarouzarde
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Mercredi 29 août 2007
Qu'on aurait aussi pu appeler "ConfuZions 2", vu qu'y a des gens qui veulent faire passer des gabians pour des hérons.

Le Haut Conseil à l'Education vient de publier un rapport sur l'école. Il y proclame que la maternelle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire". Il souligne également que "la question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut être éludée"

Lorsqu'un rapport public paraît, il fait souvent autorité. D'où lui vient cette autorité, qui conduit par exemple à ce que Le Monde ou Libération relaient largement les avis du rapport en question ? On s'attendrait à ce qu'elle repose sur des analyses aussi rigoureuses que possible, et sur un certain nombre de données fiables, ou du moins contrôlables. En fait, on s'aperçoit souvent que l'autorité des rapports publics ne leur vient que du caractère prestigieux que l'on veut bien accorder a priori à son titre - un "rapport public au gouvernement" - et aux intitulés de ses rédacteurs - ici, un "Haut" Conseil.

Bref, le risque est grand de confondre la justesse d'un rapport avec son importance politique - publier à quelques jours de la rentrée scolaire, on ne doute pas que ce rapport s'inscrit dans une stratégie de communication qui portera à conséquence.

Un économiste et sociologue qui travaille sur l'école, Eric Maurin, commente le rapport sur France Culture :

"Je vais essayer d'être modéré dans ma réaction au rapport du Haut Conseil. Je sais pas très bien sur quoi se base le rapport pour dire ça [que la scolarité maternelle ne compense pas les disparités sociales]. Parce qu'on sait assez peu de choses sur la maternelle aujourd'hui.

Les principaux travaux qui existent sur la maternelle sont des travaux qui portent sur l'accueil des enfants à deux ans [...]. Donc ce qu'on sait aujourd'hui, de manière relativement robuste à mon sens, c'est qu'être accuilli à deux ans dans des classes pas vraiment spécifiques pour des enfants de cet âge n'est ni positif ni mauvais pour la suite de leur carrière scolaire.

Donc on peut lire le résultat de deux manières. On peut dire : "bon ben ça sert à rien puisque ça n'améliore pas le destin scolaire de ceux qui en bénéficient". On peut lire le résultat d'un autre manière. On peut dire : "une maîtresse à qui on donne 30 élèves de moins de deux ans fait aussi bien que 30 familles à qui on aurait laissé pendant cette année-là leurs enfants."

Donc du point de vue social, c'est pas du tout évident pour moi que le fait que ça n'handicape ni ne bénéficie à ces 30 enfants soit un diagonistic aussi noir que ça. Ca c'est le domaine sur lequel on a le plus de résultats.

Pour ce qui est des années à proprement parlé de maternelle, celles pour lesquelles il y a un programme, celles vraiment pour lesquelles 95% des élèves suivent le cursus, c'est-à-dire petite section, moyenne section, grande section, à ma connaissance, nos savoirs sont très lacunaires sur le domaine. [...] On sait peu de choses, et le peu de choses qu'on sait sur ces années de maternelle ne permet pas de tirer à boulets rouges sur l'institution.
"

Quelques réactions éclairantes autour du rapport sur le blog de Maybe Elle

Par Primath - Publié dans : bazarouzarde
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Dimanche 26 août 2007

Ce matin sur la plage régnaient de sympathiques confuzions, entre un zozio qui venaient chercher des copains indicateurs de bouffe (le pauvre, s’il savait ce qu’ils mangent sur les plages les gabians) et des zhumains qui rigolaient de n’y comprendre rien…

D’un côté :

-          C’est quoi cet oiseau tatie ?

-          Ouh, ça c’est bizarre…

-          Il doit avoir faim… Ca doit être un héron, je crois que c’est un héron hein!

De l’autre, voyant l’oiseau arriver en volant au dessus de leurs têtes :

-          Oh regardes ! C’est quoi cet oiseau ?

-          Oh ben… c’est un… c’est un flamant…

Pas pu terminer la phraze la dame, parce qu’il n’était pas roze… le flamant roze.

C’était un immature, tout gris, comme les gabians gris, touts immatures !

Un peu maigrichon, il n’a pas trouvé les marais semble-t-il, où son gros bec filtreur lui permet de se nourrir de minuscules poissons et invertébrés aquatiques.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/phoenicopteriformes/flamant.rose.html 

Photos pour info : 

1. Un gabian et un héron (pour comparer au flamant)
2. Gabians immâtures et le flamant… roze pourtant (vus ce matin sur la plage)

oiseau-fond-ecran-heron-07.jpg  

 

Par Gabiane - Publié dans : zarbireries
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Mercredi 22 août 2007
"En 1975, au moment du déclenchement de la grève des loyers, sur les 240 foyers existants, on en recense 47 dont les chambres ont une superficie inférieure à 5,60 m2 [...].  En fait, de 1959 à 1970, la Sonacotra s'est contentée de construire des logements de type F6: appartement familial de 6 pièces dont on conserve la pièce commune, mais dont on divise chacune des 5 autres chambres pour obtenir une mini cellule de 4,5 m2. La séparation entre les cellules  est constituée par une cloison extrêmement légère laissant passer bruits, odeurs et lumière... et sans aucune résistance au feu."
Mireille Gimsy-Galano, "Le non droit des immigrés: la Sonacotra". Politique aujourd'hui n°5-6, 1979, p.22

"Conçus comme des casernes [...], les foyers sont dotés d'un "directeur" issu de l'armée (dans 95% des cas) et d'un règlement intérieur particulièrement contraignant. Peut-être plus que la structure architecturale, ce qui caractérise la vie dans les foyers, c'est bien l'existence de ce règlement intérieur et de ce directeur. [...] En 1972, une statistique interne de la Sonacotra établissait que, sur 151 directeurs de foyers, 144 avaient effectué une carrière militaire dont :
- 93 avaient au moins fait campagne en Indochine et dans un pays d'Afrique du nord,
- 45 en Afrique du nord (et pas en Indochine)"
Mireille Gimsy-Galano, ibid., p.23-24
Par Primath - Publié dans : bazarouzarde
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