Et oui! Mois de mars... les observations reprennent, contre vents zé marées... ça peut être décoiffant, déplumant... même pour les gabians!
Merci à mon cher Böltürük pour ce joli montage :-)
Et oui! Mois de mars... les observations reprennent, contre vents zé marées... ça peut être décoiffant, déplumant... même pour les gabians!
Merci à mon cher Böltürük pour ce joli montage :-)
Dan Sperber n’essaie pas de contredire Mary Douglas lorsqu’elle pose « tout système donné de classification ne peut qu’engendrer des anomalies »… en fait si, il n’y croit pas. Il considère que le mode taxinomique est psychologiquement impératif, et que dans ce cas, la classification n’engendre pas nécessairement d’anomalies, lesquelles n’apparaissent que lorsque l’ethnologue ne prend pas la peine de normaliser sa description… vilain l’ethnologue fainéant !
Il pose donc la question de ce que peut être la définition (sémantique et encyclopédique) d’une espèce, et finit par insister sur l’importance de distinguer norme et définition. Alors entre temps, dans sa démonstration, il se plaît à faire des petites blagues… heureusement, parce qu’il faut s’accrocher pour le suivre !
« D’autres traits n’appartiennent qu’à certaines espèces, non en vertu du sens du mot qui les désigne, mais en vertu de la définition encyclopédique de ces espèces.
Considérer :
[26] un chant de turbot
[27] une queue d’oursin
[28] un terrier de chat.
Ces expressions sont bizarres, non pour des raisons sémantiques, mais pour des raisons empiriques : les turbots ne chantent pas, les oursins n’ont pas de queue, les chats ne creusent pas de terrier, mais les mots « chant », « queue » et « terrier » ne sont pas réservés à telle ou telle espèce dans le dictionnaire.
Imaginer maintenant qu’un chat mal élevé (sans doute le même qui tout à lo’heure se plaignait de ne pas avoir de plumes) s’avise de creuser un terrier. Qu’est-ce alors qui le différencie d’un lièvre ? Ceci :
[29] Le chat creuse un terrier.
[30] Le lièvre creuse son terrier.
Tandis que [31] est bizarre :
[31] Le chat creuse son terrier.
Autrement dit, le lièvre fait un terrier par définition encyclopédique et c’est « son » terrier. Le chat, lui, fait son malin. »
(Sperber, 1975 : 19)
Sperber, 1975, "Pourquoi les animaux parfaits, les hybrides et les monstres sont-ils bons à penser symboliquement?", L'Homme, XV (2), pp. 5-34
http://www.persee.fr/quickSearch.do;jsessionid=F9A5FFF6BD938C125D04668E126F1E9E.vesta
« Un petit pigeon, un gros goéland, s’aimaient d’amour tendre,
Mais comment s’y prendre, quand on est dans l’eau ?
Un petit pigeon, un gros goéland, s’aimaient d’amour tendre,
Mais comment s’y prendre, quand on est là-haut ? »
Ces deux là sont capables de boire ensemble, de faire la sieste côte à côte, et pourtant l’un peut manger l’autre…
Qui peut m’expliquer ça ?!
Serait-ce cela l’amour ?
:-/
Paraît que l’éthologie peut éclairer les sciences humaines… ouh… je sens que je vais toucher un nerf sensible là… Paraît que les zétournos
sont les pigeons idéaux pour étudier le développement du langage… et de la politesse !
« Qui n’a jamais été confronté au brouhaha d’une colonie d’étourneaux ? Sous ses airs de cacophonie se cache pourtant un dialogue poli : chaque oiseau chante à intervalles réguliers laissant aux autres le temps de lui répondre : ‘’Nous avons mis en évidence un phénomène qui s’apparente aux tours de parole chez l’étourneau’’ explique Martine Hausberger […].
Les oiseaux chanteurs comme les étourneaux constituent en effet un modèle d’étude classique car, comme l’Homme, ils passent par une phase d’apprentissage vocal, par une période privilégiée pour apprendre, et disposent d’une plasticité développementale qui dépend du contexte auditif et social. […]
Au contact d’autres jeunes, le petit étourneau babille : ‘’c’est le pré chant’’. Au printemps suivant, au contact des adultes, il apprend un chant plus structuré. Par contre, si on isole deux juvéniles en chambre sourde, avec pour seul son celui d’un haut parleur diffusant le chant des congénères, ils apprennent un chant qui diffère de celui de l’espèce. ‘’Ils créent leur propre langage, comme s’ils n’entendaient pas le haut parleur’’. Alors qu’un individu seul dans les mêmes conditions écoute le haut-parleur et apprend le bon chant. Mais ce chant est de moindre qualité que celui d’un jeune au contact avec des adultes. […]
‘’L’intérêt de ce parallèle avec les animaux permet de faire émerger ce qui est général à différentes
espèces de ce qui est propre à l’humain. On a longtemps cru que le langage dans toutes ses caractéristiques était le propre de l’Homme, mais avec ces nouvelles informations, on voit que la
frontière se déplace. La côté animal, c’est-à-dire les bases biologiques et les processus physiologiques communs sont plus importants qu’on ne pensait ‘’ […] »
(Sciences ouest n°233, juin 2006)
Dis, amie des Zétournos, font-ils des jeux de mots ?
Ce matin sur la plage régnaient de sympathiques confuzions, entre un zozio qui venaient chercher des copains indicateurs de bouffe (le pauvre, s’il savait ce qu’ils mangent sur les plages les gabians) et des zhumains qui rigolaient de n’y comprendre rien…
D’un côté :
- C’est quoi cet oiseau tatie ?
- Ouh, ça c’est bizarre…
- Il doit avoir faim… Ca doit être un héron, je crois que c’est un héron hein!
De l’autre, voyant l’oiseau arriver en volant au dessus de leurs têtes :
- Oh regardes ! C’est quoi cet oiseau ?
- Oh ben… c’est un… c’est un flamant…
Pas pu terminer la phraze la dame, parce qu’il n’était pas roze… le flamant roze.
C’était un immature, tout gris, comme les gabians gris, touts immatures !
Un peu maigrichon, il n’a pas trouvé les marais semble-t-il, où son gros bec filtreur lui permet de se nourrir de minuscules poissons et invertébrés aquatiques.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/phoenicopteriformes/flamant.rose.html
Photos pour info :
1. Un gabian et un héron (pour comparer au flamant)
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